Le Kremlin-Bicêtre

Quand la venue de Johnny hallyday au Kremlin-Bicêtre mobilise les forces de la République


Après Kadhafi, Johnny
Je souhaite revenir sur un événement presque passé inaperçu dans les médias, et qui témoigne à mon sens d’une vraie dérive de la conception du service public tel qu’il est employé, pour ne pas dire détourné, par l'Etat.

Je fais fi de l’affaire scabreuse qui oppose Johnny Hallyday, le plus français des belges, au Docteur Delajoux, le plus people des médecins. La presse a relayé assez d’informations sur les tenants pas vraiment aboutis du conflit entre les deux protagonistes.

En revanche, les conditions dans lesquelles s’est déroulée la venue de M. Hallyday le 26 mai dernier au CHU de Bicêtre méritent une attention particulière. En effet, pas moins de deux cars de CRS et une dizaine d’agents de la police nationale étaient déployés autour de l’Hôpital de Bicêtre pour encadrer une foule supposée massive et empêcher que les paparazzis ne volent quelques clichés de la star.

Non contents de subir cette démonstration de force que nous tous, contribuables, avons participé à financer, les citoyens ont aussi vécu la fermeture des rues attenantes au CHU, provoquant la paralysie du trafic durant près d’une demi heure pour laisser le sérénissime chanteur entrer et sortir de l’hôpital.

La mise en place d’un dispositif de forces de police digne d’une visite officielle de chef d’Etat, au profit d’un artiste, aussi doué soit-il, porte atteinte aux missions d’intérêt général que se doit de garantir un Etat de droit.
De plus, dans le contexte budgétaire dans lequel nous nous trouvons, que l’Etat ponctionne ses effectifs pour assurer la tranquillité d’un individu qui a de surcroit rendu publique sa venue témoigne d’un mélange des genres douteux.

De la clémence, me direz-vous, Johnny participe largement à l’effort national avec tout ce qu’il reverse à l’Etat en contribution d’impôts. Seulement voilà, l’ami intime de Nicolas Sarkozy a pris la poudre d’escampette en Suisse où il fait des cures d’exonération fiscale ! En voilà un qui a bien compris le sens de la formule « le beurre et l’argent du beurre ».


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 28 Mai 2010 à 11:12 | {2} Commentaires

Intervention de Jean-Marc Nicolle, président du groupe MRC au Conseil régional


"La Région, utile à la République"
Monsieur le Président, cher collègues,

Les Franciliennes et les Franciliens ont approuvé nettement, lors des scrutins des 14 et 21 mars derniers, le projet pour l’Ile-de-France que la gauche rassemblée et les écologistes leur ont proposé.
Et Madame Pecresse, c’est parce que la région depuis 12 ans agit avec Jean-Paul Huchon que les citoyens.

Comme vous l’avez souligné, Monsieur le Président, il s’agit, dès aujourd’hui, sur la base du bilan solide de la mandature précédente, de travailler ensemble pour mettre en œuvre ce projet, dans lequel le Mouvement Républicain et Citoyen, partenaire de la liste Huchon 2010 dès le premier tour, s’inscrit naturellement.

Forte de la légitimité des urnes et pour répondre à l’attente exprimée par les Franciliens en faveur d’une région forte et solidaire, notre institution doit, vous l’avez dit, affirmer sa méthode de travail et ses priorités.

Elle doit d’autant plus le faire que le gouvernement, lui, ne semble pas vouloir tenir compte du verdict sans appel des élections régionales et persiste dans ses méthodes autoritaires et expéditives.

L’exemple le plus immédiat en est bien sûr donné par le projet de loi dit du « Grand Paris ». Mal préparé, non financé, imposé d’en haut sans concertation et inadapté, ce projet vise directement les compétences et les projets de la Région et de l’ensemble des collectivités locales franciliennes. Sur la forme comme sur le fond, il est à l’opposé de la vision portée par la majorité régionale, soucieuse d’une création de richesses indissociable de la solidarité et de l’équilibre des territoires.

Sur un plan plus global, le président de la République et le gouvernement ont, aussitôt après le scrutin, dit vouloir « maintenir le cap » de réformes qui sont en réalité des contre-réformes qui menacent le modèle républicain, l’intervention publique, les services publics, la cohésion sociale et l’égalité entre les citoyens.

Les élus du MRC sont donc naturellement à vos côtés, Monsieur le président, pour défendre une région qui agit pour l’intérêt général, la croissance et l’emploi, l’éducation et la culture, le respect de l’environnement, l’amélioration de la vie quotidienne, la justice sociale et les valeurs républicaines, qui constituent notre meilleure boussole.

Nous sommes attachés aux compétences stratégiques de la Région qui, face aux désengagements de l’Etat, constitue effectivement un bouclier social indispensable. Nous réaffirmons notre soutien au plan Transport de la Région qui répond aux besoins quotidiens des Franciliennes et Franciliens. Nous souscrivons aux priorités que vous avez mises en avant, qui se traduiront par des mesures fortes en faveur de jeunes en insertion, de la santé, du logement et des conditions de travail des salariés à travers des critères sociaux pour le financement de projets.

Le transport, le logement et la santé sont des domaines d’intervention majeurs pour la Région.

L’action régionale en faveur du logement a été considérablement développée au cours des mandatures précédentes. Le logement ne peut être laissé au seul jeu du marché. L’intervention publique est indispensable, notamment pour promouvoir le logement social et le logement des jeunes. Et alors que l’Etat se désengage, c’est la Région qui est motrice sur le logement depuis des années. Demain, elle construira des logements qui seront répartis sur tout le territoire régional, là où ils sont nécessaires. Le MRC soutient la proposition de porter à 30% les logements sociaux dans chaque commune et de conclure un pacte avec les maires bâtisseurs.

Autre domaine où le rôle de bouclier social de la Région doit s’affirmer face au désengagement de l’Etat : la santé.

La politique gouvernementale menace l’hôpital public, garant de l’accès de tous aux meilleurs soins et pilier de la République. En Ile-de-France, l’AP-HP, acteur essentiel de la santé, est menacée de paralysie par un plan de suppressions d’emplois. Les investissements sont insuffisants pour assurer la modernisation, alors même que les besoins des Franciliens en matière de santé ne cessent de croître !

Le désengagement de l’Etat rend encore plus nécessaire le rôle de la Région dans la mise en œuvre des politiques sociales, qui sont aujourd’hui menacées par le gouvernement.

Les élus MRC, fidèles à leurs convictions, continueront à être des gardiens sourcilleux des valeurs républicaines au sein de la majorité.

Ils sont convaincus que les collectivités locales et singulièrement la Région Ile-de-France, jouent un rôle utile dans la République.

Défendre ce rôle, c’est défendre la République !

Je vous remercie


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Samedi 17 Avril 2010 à 17:51 | {0} Commentaires

Intervention de Jean-Marc Nicolle en séance au Conseil régional sur la délibération relative au respect des principes de la décentralisation et au projet de loi sur le « Grand Paris » (15.10.2010)


Le Grand Paris hégémonique du gouvernement
Le Mouvement Républicain et Citoyen n’est pas, vous le savez, hostile au principe d’un retour de l’Etat en Ile-de-France. Sa tradition jacobine ne s’oppose pas à ce que l’Etat participe à l’aménagement de la métropole francilienne.

Notre haute idée de l’Etat nous rend évidemment exigeants à son égard. Or, c’est peu de dire que notre exigence est déçue à la lecture du projet de loi dit du « Grand Paris ».

La méthode employée, comme les dispositions du texte lui-même, témoignent d’une conception de la démocratie et de la République que nous ne partageons pas.

Le gouvernement a tenté de passer en force juste après le revers qu’il a subi aux élections régionales et la victoire très nette de la liste que vous avez conduite, Monsieur le Président. L’entêtement du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que la tête de liste de l’UMP en Ile-de-France avait fait du projet dit de « Grand Paris » son grand concept de campagne.

Ce concept de « Grand Paris », les Franciliennes et les Franciliens l’ont nettement rejeté. En revanche, ils ont approuvé le projet porté par la gauche rassemblée et les écologistes : un projet cohérent, soucieux de solidarité, d’équilibre et tourné vers la vie quotidienne du plus grand nombre. Le gouvernement n’en a cure. Il fait preuve de déni et de mépris. Ce n’est pas notre conception de la démocratie.

Les Franciliennes et les Franciliens ont approuvé un projet fondé sur les compétences de la Région, sur le partenariat entre les collectivités locales, sur des projets financés et une vision globale de l’Ile-de-France exprimée par le SDRIF. Le gouvernement s’en moque. Il refuse toujours de transmettre le SDRIF au Conseil d’Etat comme le prévoit la loi. Il remet en cause les compétences décentralisées, les procédures de débat public, l’équilibre entre les territoires. La recentralisation bureaucratique brutale contenue dans le projet de loi vise à créer une situation d’exception, dans l’impréparation et la précipitation. Comme l’a dit Jean-Luc Laurent devant la presse le 31 mars, « le Gouvernement nous conduit à penser que l’organisation de la République est décentralisée sauf en Ile-de-France ». Le MRC a beau être attaché au rôle de l’Etat, ce n’est pas notre conception de la République.

Au mépris de la démocratie, à l’autoritarisme recentralisateur, au manque de sérieux des financements et à la création de nouvelles taxes – alors que l’UMP avait promis pendant la campagne qu’il n’y en aurait pas - s’ajoute, sur le fond, une vision très précise de l’Ile-de-France.

Une vision élitiste, destinée à quelques-uns, obnubilée par les pôles économiques, la vitesse, la quête d’une compétitivité à courte vue dans une mondialisation libérale donnée comme horizon unique. Une vision qui ne cache même pas son mépris du quotidien des Franciliens, en délaissant des questions aussi essentielles que le logement, les liaisons inter-banlieues, les impératifs environnementaux, l’équilibre entre les territoires et l’égalité des citoyens. C’est cette vision autoritaire et inadaptée parce qu’elle coupe l’économique du social, que les Franciliens ont refusée.

C’est cette vision que le gouvernement veut imposer. C’est cette vision que nous devons combattre, en exigeant le dialogue avec l’Etat, en affirmant nos compétences, notre savoir-faire en matière de partenariat et de concertation, nos projets et notre vision de l’Ile-de-France : une région forte, solidaire, généreuse, fondée sur les valeurs républicaines.



Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 16 Avril 2010 à 16:28 | {0} Commentaires

Le Kremlin-Bicêtre

Avec l'ouverture du centre commercial et d'affaires Okabé, la ville du Kremlin-Bicêtre franchit un nouveau cap


Un bond en avant
Aujourd’hui ouvre Okabé. Pour certains, il ne s’agit que d’un centre commercial de plus. C’est en partie vrai : c’est un espace dédié à la consommation.
Pour la ville du Kremlin-Bicêtre, dont je suis premier adjoint, Okabé est bien plus. Il est un moteur. Pour l’emploi, pour le développement économique, pour le commerce et l’artisanat local, pour le renouvellement urbain. Il est une première marche. Celle sur laquelle on prend appui pour aller plus loin. Plus loin vers la transformation maitrisée d’une ville.
Pour la communauté d’agglomération que je préside, le centre commercial et d’affaires prouve que les pouvoirs publics ont en main leur destin. Ils peuvent agir pour créer de l’emploi pour leur population. C’était tout le sens de la charte emploi signé avec le promoteur et les enseignes pour promouvoir le recrutement des habitants du val de bièvre. Ils peuvent aussi résister et créer des richesses. Dans le contexte de disparition de la TP, la CAVB reconstitue des bases fiscales avec Okabé et s’emploie ainsi à lutter contre la baisse de ses ressources par l’Etat.
Pour le jeune conseiller régional, Okabé participe à une vision équilibrée de l’Ile-de-France où se mêlent l’emploi, l’activité, l’habitat, et le transport. Il illustre la capacité pour les territoires de banlieue à se développer économiquement au-delà du périphérique.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mercredi 24 Mars 2010 à 20:24 | {0} Commentaires

Au lendemain des régionales, le désamour des Français pour ce scrutin pose question. Au Kremlin-Bicêtre, l'ampleur de la victoire tient à notre implication et à l'action de son maire, Jean-Luc Laurent.


70,2% grâce à Jean-Luc Laurent
Je milite depuis une quinzaine d’années. Les campagnes sur le terrain, les rencontres au coin de la rue, le petit café au bar après une distribution sur le marché, le porte-à-porte, je connais.

Rarement j’ai ressenti cette absence d’intérêt pour une élection doublée d’un évident capital « sympathie » pour la gauche.

La nette victoire des listes de gauche ne doit pas être dévoyée. Il ne serait pas sain d’y voir une adhésion à un programme. Un peu d’honnêteté intellectuelle, chez les « vainqueurs » dont je suis, nous oblige à l’humilité.

Nous avons gagné parce que nous illustrons un autre possible contre ceux qui les oppressent qu’incarnent le président Sarkozy et son gouvernement.

Au Kremlin-Bicêtre, les 70.2% des voix illustrent notre implication locale. Notre travail quotidien auprès des habitants a permis aux électeurs kremlinois de donner un visage à la région, de rendre concret les projets…

Surtout, ce bon résultat s’appuie sur la notoriété du Maire, sur sa bonne image auprès de la population.

Les Kremlinois ont compris qu’au quotidien, la région dans leur ville était incarnée par leur Maire, également Conseiller régional. Demain, elle le sera d’autant plus avec deux conseillers régionaux kremlinois.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Mardi 23 Mars 2010 à 17:09 | {2} Commentaires

Conseil régional

Stabilité fiscale obligatoire
Après avoir transféré des compétences importantes aux régions sans la juste compensation, le gouvernement supprime le lien fiscal avec les ménages et le pouvoir de fixer les taux par la réforme de la taxe professionnelle.

L’impôt foncier et la taxe professionnelle sont remplacés pour les régions par 25 % de la cotisation sur la valeur ajoutée nouvellement créée. Or, ce taux sera décidé au niveau national.

Avec cette réforme, la région n’a donc plus d’action sur les taux et doit créer les conditions pour garantir un effet « base ». C’est la garantie de sa stabilité fiscale et donc de sa capacité à agir auprès des 11 millions de franciliens.

Elle le fera par la poursuite de son soutien aux acteurs économiques et par le développement d’activités nouvelles.

La création d’activité devient son nouveau moteur fiscal.

La région développera des contrats d’accompagnement économique territoriaux pour assurer la dynamique de ses ressources et la création d’emplois nouveaux.


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Vendredi 12 Février 2010 à 17:49 | {0} Commentaires

Conseil régional

Huchon2010 : le projet
Vous pouvez dès à présent consulter ou télécharger le projet de notre liste conduite par Jean-Paul Huchon ici


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Lundi 8 Février 2010 à 15:11 | {0} Commentaires

Retranscription du discours prononcé par Jean-Marc-Nicolle, président de la CAVB


Discours des voeux à la communauté d'agglomération du Val de Bièvre
Bienvenue à toutes et à tous en cette nouvelle année 2010.

Votre présence ce soir, nombreuse, atteste de votre intérêt pour notre territoire, le Val de Bièvre.

Avec cette nouvelle année, nous fêtons 10 ans d’existence de l’agglomération du Val de Bièvre.

En effet, il y a 10 ans les 7 maires du Val de Bièvre se dotait d’un outil de coopération intercommunale au service de leur développement.

Nous ne sommes pas une intercommunalité d’aubaine. Au contraire le Val de Bièvre a du sens, un vrai contenu, pour un projet de territoire dont l’objectif est de réduire les inégalités territoriales et sociales.

Et en 10 ans que de chemin parcouru : dans ses domaines de compétence, puis par les transferts successifs, notre agglomération a rendu possible plusieurs grands projets :

- le réseau de transport de proximité Valouette dont la fréquentation toujours en hausse montre la pertinence
- l’ouverture de la piscine intercommunale du Kremlin-Bicêtre et la réhabilitation de celle de Villejuif qui ouvrira ses portes très bientôt
- l’opération de renouvellement urbain du Chaperon Vert qui permettra une réhabilitation complète de ce quartier avec la création de nouveaux équipements publics
- la mise en valeur de l’aqueduc par un jeu d’illumination
- la réouverture de la Bièvre
- l’extension du réseau Vélib jusqu’aux communes d’Arcueil, Gentilly et le Kremlin-Bicêtre
-

ce ne sont là que quelques exemples de l’engagement du Val de Bièvre aux côtés des villes car je le dis régulièrement, mais je veux le répéter avec force, notre agglomération est avant tout un outil au service des villes et de leurs habitants.

D’ailleurs, rappelez-vous, l’an dernier j’avais utilisé le couteau suisse dans ma carte de vœux pour illustrer le caractère multifonctionnel de notre établissement.

J’étais loin d’imaginer alors que le Président de la République récupèrerait cet outil contre les collectivités locales et les intercommunalités.

Aussi je me vois contraint, cette année, de sortir le parapluie.

Car, où est l’Etat protecteur des citoyens et en premier lieu, des plus démunis, qui subissent encore plus durement cette crise, et que, je le pense, n’est pas terminée ?

Nous aurions souhaité dans ce contexte difficile, un Etat qui accompagne les collectivités.

Car en effet, qui mieux que le bloc local : communes, intercommunalités, départements, régions, développe des projets, crée de l’emploi, favorise l’égalité des citoyens.

Dans un monde globalisé, le bloc local reste le repère, il maintient le lien, il rassure.

Et c’est justement à ce bloc local que s’attaque le gouvernement dont, selon lui, les élus seraient trop nombreux et les collectivités trop dépensières : alors on supprime.
Pardon on réforme !

La taxe professionnelle, au-delà d’une recette pour les collectivités et une charge pour les entreprises, était une contribution des entreprises au dynamisme des villes. Un lien qui permet aux unes de développer des services et des infrastructures qui servent aux autres.
Cette recette dynamique permettait une autonomie financière aux collectivités qui ne dépendrait pas de l’Etat.

On nous dit mais la perte de cette recette va être compensée et d’ailleurs si vous allez sur le site de Bercy, les éléments indiqués laissent à penser que la compensation sera à l’euro/l’euro.

Sauf qu’entre le produit perçu en 2009 et les chiffres annoncés par Bercy, notre agglomération perd déjà 9 millions.

Mais peut-être aurions-nous perdu plus encore si le projet de développement économique et commercial OKABE avait ouvert plus tôt, puisque plusieurs recours en ont retardé la construction et donc l’ouverture d’au moins 2 ans.

Mesdames, messieurs, il y a 10 ans on nous annonçait le bug de l’an 2000, il se pourrait qu’on assiste en 2010 au bug de Bercy !

Car oh miracle, l’agglomération du Val de Bièvre serait passée de pauvre à riche et qu’elle doive même abonder un fond de garantie nationale à hauteur de 12 millions puisque que la fiscalité ménage devient le premier produit de notre assiette.

Et là je redeviens sérieux, ce que tous les élus dénonçaient et redoutaient se vérifie aujourd’hui : c’est qu’une partie de la reconstitution du produit fiscal viendra des impôts locaux.

Impôt totalement injuste puisqu’il n’est pas représentatif de la capacité contributive des assujettis, contrairement à l’impôt sur les revenus, le plus progressif.

Avec l’introduction d’une fiscalité ménages, c’est bien la mise en place d’une fiscalité mixte qui est imposée aux intercommunalités à laquelle se sont toujours refusés les élus du Val de Bièvre.

Les élus ne sont pas opposés à une réforme de la taxe professionnelle qui je le reconnais pèse sur les entreprises, en particulier celles de l’industrie, mais ils auraient souhaité une réforme qui ne leur laisse pas comme seuls choix soit d’avoir recours plus fortement à l’impôt local soit de diminuer des services ou des actions.

Car au final, ce sont encore les citoyens qui devront payer.

Et demain, les maires pourraient être tentés de concentrer leurs efforts sur la construction de logements plutôt que de trouver un équilibre logement /emploi comme le propose notre Programme Local de l’Habitat totalement approuvé par le Comité Régional de l’Habitat et définitivement voté en décembre dernier après 3 ans de travail intense avec les 7 villes.

Or je pense que l’équilibre d’un territoire passe bien sûr, par du logement, des services, mais aussi de l’emploi, avec la volonté de réduire au maximum les trajets domicile travail.

C’est d’ailleurs le sens du projet ORBIVAL que nous avons fortement soutenu, avec près de 50.000 val de marnais.

Les élus du Val de Bièvre ont travaillé ces dix dernières années, pour rendre encore plus attractif leur territoire facilitant ainsi l’accueil de grandes et moyennes entreprises à Arcueil ou Gentilly.

La pépinière de Cachan, dont les travaux sont en train de démarrer, permettra également l’accueil d’entreprises plus modestes.

Et je crois que nous avons tous lieu d’être fier de l’incubateur installé dans nos locaux, ici même, qui accueille maintenant plus de …… jeunes entreprises innovantes en matière de nouvelles technologies qui sont en plein développement.

Mesdames, messieurs, nous sommes à l’aube d’une nouvelle décennie qui verra la réalisation de plusieurs grands projets soit dont nous sommes les artisans, soit que nous soutenons fortement.

Cela commence par l’ouverture très prochaine du centre nautique Youri Gagarine, piscine intercommunale de Villejuif.

La CAVB soutient et elle est même partenaire dans la réalisation du très beau et très ambitieux projet de développement scientifique de Cancer Campus.

Et la pause de la première pierre à la ZAC des Barmonts en novembre dernier est, je crois, un signe de notre engagement.

Les travaux de la couverture A6b vont débuter dans le premier semestre. Ce sont des travaux très attendus, depuis plus de 10 ans, particulièrement par les riverains de cette autoroute du Kremlin-Bicêtre, de Gentilly et d’Arcueil.

Nous y sommes enfin et c’est le résultat de 10 ans de négociations, de dialogue avec l’Etat, des 3 maires, bien sûr avec le soutien des habitants, mais également de tous les élus locaux.

Et ces travaux qui sont de la responsabilité de l’Etat seront financés à 70 % par les collectivités territoriales : les villes, le département du Val de Marne, la Région et la communauté d’agglomération.

Là encore ce sont les financements croisés du fameux mille-feuilles institutionnel tant mis à l’index par le Président de la République, qui va permettre la réalisation de ces grands travaux.

Mais, parce que c’est dans ma nature, je veux être résolument optimiste ;

Aussi je vous le dis, oui en ces temps difficiles, l’agglomération tiendra ses promesses, ses engagements, auprès des villes, auprès des habitants, auprès des acteurs de ce territoire.


Mesdames, Messieurs

Que 2010 vous apporte réussite personnelle et professionnelle
Qu’elle vous permette de partager du bonheur avec vos proches.

Très bonne année 2010 et en route pour une nouvelle décennie !


Rédigé par Jean-Marc Nicolle le Jeudi 28 Janvier 2010 à 23:16 | {0} Commentaires

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